livres sur les anes et autres livres humoristiques en numérique




Des créations de Ternoise
J'aime les ânes, les vrais, un "objet" non identifié dans le paysage éditorial français... publié le 25 mars 2013, en plein salon du livre de Paris... Etonnant ?


Un livre numérique vendu à tarif décent (1 euro 99), comme les autres livres numériques de l'auteur indépendant, l'écrivain de la révolution numérique.

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J aime les anes



Quelques réflexions sur les ânes

Comme pour les moutons, il y eut d'abord Socrate : « Si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas. » Faut-il en conclure qu'il ne sert à rien d'affronter directement les ânes ? Plutôt essayer, avec une carotte, de les entraîner ailleurs ? Ou attendre qu'ils vieillissent et quittent leurs postes ? Peut-être pas en avouant dans leurs autobiographie « Un signe de vieillissement que je remarque depuis assez longtemps : mes oreilles s'agrandissent. L'homme montre en prenant de l'âge qu'il n'est qu'un âne. » (comme Pierre Drieu La Rochelle dans son Journal ; naturellement, il s'agit d'une référence peu respectable, un peu comme si l'on souhaitait encenser des députés qui ont voté à Vichy les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain... mais ici, il s'agit d'un acte de lucidité et tout homme peut en avoir...)

Les ânes naturellement refusent d'être déconsidérés « Tout âne se croit l'égal des chevaux du roi » prétend un proverbe anglais. Nous n'en avons pas de réellement équivalent en France, avec nos « si vous donnez de l'avoine à un âne, il vous paiera d'un coup de pied » ou « il y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Martin. »

La Comtesse de Ségur, dans "Le Général Dourakine" n'hésita pas au niveau de l'utilisation figurée, qu'on balance encore en notre époque de la décentralisation : « Un âne à deux pieds peut devenir général et rester âne. »
Essayez un peu cette phrase en ajoutant "Président du Conseil". Elle vous semble impertinente ? N'ayant jamais rencontré la réincarnation de notre Comtesse de Ségur, je ne peux naturellement pas vous indiquer si elle aurait modernisé ses textes...
Mais face à cette pratique, Heinrich Heine a prétendu dans sa correspondance « Je suis fermement persuadé que les ânes, quand ils s'insultent entre eux, n'ont pas de plus sanglante injure que de s'appeler hommes. »

Quant à la nécessité de relativiser les qualités et défauts, Thomas Erskine l'exprime en associant le roi et l'âne : « Ce que l'on nomme fermeté chez un roi s'appelle entêtement chez un âne. »

C'est facile. Quelqu'un l'a écrit : « Les Français sont et resteront des ânes. »
Christian Jacq, dans "Le Grand Magicien avec un livret."


Sûrement après avoir consulté des forums littéraires ou la lecture du Jules Renard osant prétendre « âne : le lapin devenu grand », Massa Makan Diabaté a cru nécessaire de préciser « Vus de face, le lièvre et l'âne se ressemblent, cependant ils n'ont aucun lien de parenté. » Ce que contesteront peut-être certains évolutionnistes radicaux.



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-- du 07 avril 2013 à 21 : 19
par romane : J'aime beaucoup le titre sur les ânes, les vrais

dialogue des anes